S’offrir un (vrai) congès mat quand on est entrepreneure

DES HISTOIRES DE FEMMES ET D’ENTREPRENEURES

Tu vois, ce jour où tu te dis que tu aimerais bien mettre des projets personnels en route, sans que ce soit au détriment de ton projet pro ? Et que tu demandes comment ton business va tenir si tu t’arrêtes aussi longtemps ? C’est un lightmotif de toutes les femmes qui envisagent d’avoir un enfant — et c’est encore plus vrai pour les femmes entrepreneures.

Et je trouve ça profondément injuste.

 

Avoir des enfants VS. Avoir un business

Il y a des années de ça, j’étais sur la porte de sortie de mon époque de salariée, et j’envisageais d’aller vers l’entrepreuriat. Je me souviens très bien d’un échange que j’avais eu avec ma maman, on était au téléphone, et sans crier gare, j’ai réussi à exprimer cette peur : “mais maman, si je me mets à mon compte, je ne pourrai jamais avoir d’enfant.”

Ma mère avait gentillement souri (oui, ça s’entend au téléphone je trouve quand quelqu’un sourit) et m’avait demandé pourquoi. Instinctivement, j’avais parlé du manque d’argent, du manque de sécurité, du manque de disponibilité, de toutes ces peurs bien ancrées.

« Je ne comprends pas cette manie française de tout ramener au salariat »

J’ai fini par aller outre (je ne pensais pas vraiment avoir un jour des enfants, alors je me lancé dans l’entrepreneuriat quand même!). Mais quand on y pense, c’est tellement vrai, et c’est tellement dégueulasse. Parce qu’il ne s’agit que d’un biais de structure sociétale, de rien d’autre. Je ne comprends pas cette manie française de tout ramener au salariat, de ne soutenir que le salariat, les grandes structures, et de ne faire que si peu de choses pour les soutenir les démarches individuelles, les toutes petites structures et les personnes qui sont prêtes à construire un monde souple et créatif.




Être dans la vraie vie

Une amie m’a demandée quelle était ma plus grande fierté dans le cadre de mon activité professionnelle cette année. Ce ne sont ni des chiffres, ni de la gloire, ni une quelconque preuve de réussite qui me sont venues à l’esprit. Ce qui m’est venu, c’est d’avoir pu offrir un vrai congès mat à une entrepreneure. Des vrais mois de pause pour accueillir son nouvel enfant, sans pour autant mettre en pause sa boutique qu’elle a mis tant d’énergie à construire.

« Des vrais mois de pause pour accueillir son nouvel enfant, sans pour autant mettre en pause sa boutique qu’elle a mis tant d’énergie à construire. »

Alors oui, pour certain.e.s ça pourrait être rabaissant de se retrouver à faire de l’accueil en boutique, trier des fringues et servir des cafés alors qu’on a un diplôme d’école de commerce en poche et qu’on pourrait se faire mousser sur des postes à gros salaires.

Mais tellement pas. J’ai la sensation que c’est ça, la vraie vie. C’est ça, “une vraie école de commerce” cela dit en passant. C’est s’intéresser à l’humain, au “commerce” avant toute chose.

C’est savoir s’adapter, écouter, entendre, se taire, prendre la parole, prendre des initiatives, en récolter les frais, construire, oser.



 
 

Mes casquettes dans cette collab

  • Accueil, vente, conseil

  • Barista et service

  • Mise en rayon, tri et gestion des stocks

  • Optimisation de process

  • Gestion de dossiers clientes

  • Réseaux sociaux Instagram

  • Entretien de la boutique et ménage

Ce dont j’ai rafolé

  • Travailler avec des collègues

  • La multiplicité des tâches

  • L’univers Kids & Mama créé par Alizée

  • Le conseil et l’écoute des clientes

  • Les rencontres imprévisibles

  • L’univers magique de la seconde main

♥️ Merci Alizée pour ta confiance

👉 @mapremièrefripe

 

Tu veux aussi t’offrir un congès maternité d’entrepreneure ?

Précédent
Précédent

Être là quand tout semble s’effondrer