Regards. Histoires de femmes.
Quand tout s’effondre
Tu les vois, ces périodes où tout semble se liguer contre toi ? Où l’air de rien tout se met à coincer, les outils flanchent, ce que tu pensais stable se met à vaciller, ce sur quoi tu comptais pour avancer dans ton activité disparait du jour au lendemain ?
C’est dans ces moments que tu te rends bien compte de la solitude de l’entreprenariat et que tu te la prends en pleine tronche.
Liberté vs. Solitude
Il y a un drôle de rêve qui gravite autour de l’entrepreneuriat : celui de la liberté. On s’imagine être libre pour tout, de travailler où on veut, de choisir avec qui on travaille, de fixer les tarifs qu’on veut, de prendre ses propres décisions, et j’en passe.
C’est en partie vrai, ouf bien sûr, mais ça va avec une autre réalité : celle d’être seul.e. Exposé.e à la sollitude des prises de décision et à la sollitude d’encaisser les coups durs.
Rebondir sans perdre pied
Quand on est solopreneure, on n’a pas le collègue à la machine à café à qui tout balancer quand on en pleut plus d’un dossier, on n’a pas non plus de chef.fe à qui en vouloir quand ça ne se déroule pas comme prévu. Et s’il y a une chose qui est certain dans l’entrepreneuriat, c’est qu’il y aura toujours des imprévus et des moments où “la vie” se ligue contre nous.
Je connais Aurélie depuis plus d’un an quand c’est ce qui lui tombe dessus un mois de septembre. C’est un gros coups dur, et alors notre relation de confiance construite mois après mois me permet d’être là pour l’aider à traverser la tempête en gardent un pied sur terre.
À peine quelques semaines plus tard, on relèvera la tête et je verrai combien c’est une femme puissante, résiliante et pleine de ressources pour rebondir dans une nouvelle réalité.
Une solution à contre-courant
De mon côté, c’est tellement intuitif de soutenir une personne qui en prend plein la figure. Ça me surprend parfois : je n’ai aucun effort à faire, tout est fluide et naturel. Je pourrais me la raconter en disant que “c’est grâce à mes formations de coaching”, mais je pense que, très honnêtement, c’est juste parce que ça m’ait déjà si souvent arriver aussi d’avoir cette impression que la vie se ligue contre moi ! Et quand on a été à la place de l’autre… on sait. Je veux dire, notre corps sait. Et alors tout est intuitif.
Dans ces moments là en tant qu’accompagnante, il ne s’agit pas de trouver une solution, de dire que ça va aller ou qu’il suffit de faire telle ou telle chose pour relancer la machine.
Non, je crois qu’il s’agit juste d’être là. Simplement (et c’est parfois le plus dur, de ne rien apporter d’autre “en trop”). Écouter, entendre, ouvrir des portes, sentir ce qui est prêt et ce qui ne l’est pas chez l’autre.
« Remettre le doigt sur ce qui vibre encore, sur ce qui vit depuis toujours, et qui continuera de vivre peu importe les tempêtes. »
— Camille La Bréqua
J'accompagne Aurélie dans son business depuis plus d’un an. Ce jour-là, il ne s'agissait pas de stratégie. Juste d'être là — pour écouter ce qui ne se disait pas, tenir le calme pendant la tempête, et remettre le doigt sur ce qui vibrait encore.
Si tu traverses quelque chose de similaire — on peut en parler.
Tu repars avec quoi ?
Ce que tu ressens en parcourant cette publication m'intéresse. Vraiment. C'est de là que vient mon travail : de ce qui circule entre nous.
Et si tu ne trouves pas les mots ? Partage-moi une liste d’émoticônes, une liste d’adjectifs, un souvenir auquel ça te renvoie… Il n’y a aucune obligation de résultat, tu trouveras un moyen j’en suis certaine.